La véritable information cette semaine en Vénétie n'est pas seulement la chaleur étouffante qui menace de transformer l'ascension du Monte Venal en une véritable fournaise, mais la résurrection du Troj de le Rive. Après des années d'abandon, l'organisation a réhabilité ce sentier centenaire pour le premier kilomètre de la 14^ Alpago Sky Super3, supprimant le bitume initial pour lancer les coureurs directement dans un mur vertical de terre et de racines qui donnera le ton dès la première seconde.
Ce changement structurel sur le parcours de l'épreuve reine, longue de 20,5 kilomètres pour un dénivelé positif brutal de 1 945 mètres, oblige les favoris à revoir leur stratégie. Il n'y a plus de place pour l'observation ; la verticalité du nouveau tracé vers San Martino fera exploser le peloton avant même que les pulsations ne se stabilisent. Celui qui ne gérera pas bien son lactate dans ce premier secteur paiera une fringale monumentale au moment d'attaquer la crête technique vers le sommet de l'Antànder à 2 000 mètres d'altitude.
L'événement, qui continue d'honorer la mémoire des trois secouristes du Monte Cridola, présente cette année une logistique unifiée avec départ et arrivée sur la Piazza Roma de Lamosano. Cela impacte particulièrement la 14^ MiniSky3 de 12 kilomètres, qui partagera les 7,5 premiers kilomètres avec la distance reine, obligeant les coureurs du court à maintenir un rythme très élevé en single track pour ne pas rester bloqués dans le trafic des spécialistes du skyrunning.
La descente technique depuis le Monte Venal, un parcours casse-pattes qui ne laisse aucun répit jusqu'à la vallée, sera le juge de paix. Avec un terrain sec et fuyant à cause de la canicule, l'accroche sera précaire et la technique de descente comptera autant que la capacité pulmonaire en montée. Aucune erreur ne sera permise dans le dernier kilomètre, qui fusionne désormais avec le tracé de la MiniSky pour un sprint final au cœur de Lamosano.